journal OUEST FRANCE DU 19 SEPTEMBRE 2019

ARTICLE DU JOURNAL OUEST FRANCE DU 18 SEPTEMBRE 2019

 

Douvres-la-Délivrande. La basilique Notre-Dame a besoin d’aide

 

 

Depuis 130 ans, l’édifice souffre de la pollution. L’Association pour la restauration de la basilique Notre-Dame œuvre à la préserver. Elle a besoin de 520 000 €.

La construction de la basilique, de style néogothique, a été réalisée entre 1854 et 1878, à partir des plans de l’architecte Jacques-Eugène Barthélémy. Elle a reçu le titre de basilique, titre honorifique accordé à certains sanctuaires en raison de leur rayonnement, le 22 août 1895, du pape Léon XIII.

Une association

pour la restauration

L’Association pour la restauration de la basilique Notre-Dame de la Délivrande, qui compte 60 adhérents, est fondée en 1983, à l’initiative de personnes qui avaient une dévotion pour Notre-Dame de la Délivrande et qui avaient constaté que la basilique était dans un état de dégradation avancée, du fait des affres du temps.

« Les superstructures décoratives qui font la particularité de la basilique, comme les balustrades, clochetons et autres décorations ornementales, correspondant au culte marial, étaient fragilisés et présentaient un danger », explique Jean-Charles de Sèze, président de l’association.

Le matériau de construction, proche de la pierre de Creully, est une pierre qui se délite. Les strates se pulvérisent. Dès 1983, les premiers travaux sont entrepris. Depuis, onze tranches de travaux ont été réalisées à l’extérieur et à l’intérieur de la basilique.

Un nouveau diagnostic

Pollution et agressions atmosphériques continuent de dégrader les extérieurs de la basilique. À partir de ce diagnostic, les membres de l’association se sont aperçus que dans les dix prochaines années, il sera nécessaire d’investir 520 000 € pour pérenniser l’édifice.

« Les premiers travaux concerneront la réfection des pignons des transepts nord et sud, dont les clochetons menaçaient de s’effondrer sur la voie publique. Nous souhaitons effectuer la plupart des rénovations importantes, comme mettre en valeur les portails d’entrée ainsi que la restauration de la vierge à l’enfant, située au-dessus de la porte Sainte Ouest. » L’association est la cheville ouvrière de ces préoccupations majeures, en lien avec le diocèse, les services de l’État, les Monuments historiques et la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).

Pour financer ces travaux, les différentes tranches pourront être subventionnées par l’État à hauteur de 20 à 30 %. Les dons constituent une part importante du budget. Le père Meneau, recteur de la Basilique, salue « le dynamisme des adhérents de l’association, qui souhaitent préserver le lieu d’habitat de la Vierge Noire ».



Ajouté le 20/09/2019 par MG - 0 réaction

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