ASSOCIATION POUR LA RESTAURATION DE LA BASILIQUE DE DOUVRES LA DELIVRANDE
Ensemble, restaurons la basilique
Bienvenue à vous visiteurs ou pèlerins.
Positionnez-vous dans la Basilique près du portail central
Nous sommes ici sur le site du plus ancien pèlerinage marial de Normandie : sur un lieu de culte très ancien, trois chapelles successives ont été construites, la troisième devenue basilique en 1895 par décision du Pape Léon XIII. Depuis sa fondation, le culte à Marie a attiré des milliers de pèlerins.
Au VIIème siècle, Regnobert, évêque de Bayeux, décide de remplacer le culte païen, par un culte à la Vierge Marie, d’où la construction d’une chapelle pour en abriter la statue. Mais cette statue disparaît au IXème siècle, lors des invasions normandes qui détruisent cette première chapelle.
La redécouverte de la statue au XIème siècle incite les chrétiens à la construction d’une seconde chapelle de style roman. Les pèlerins viennent alors de partout, beaucoup, de retour du Mont Saint-Michel, font halte à la Délivrande.
En 1561, au début des guerres de religion, la statue est brisée, et elle est remplacée 20 ans plus tard par la statue que nous connaissons actuellement.
Pendant la Révolution, la chapelle est fermée, vendue comme bien national, mais elle ne subit aucune dégradation grâce à l’acheteur, un habitant de Luc- sur-Mer, qui en conserve toute l’intégrité.
Au XIXème siècle, l’affluence des pèlerins est telle que cette chapelle s’avère trop petite.
C’est le fruit du travail du Père Saulet qui a relancé le pèlerinage et fondé la Congrégation des Pères Missionnaires de la Délivrande.
Voilà pourquoi le Père Saulet, chapelain du pèlerinage, décide d’agrandir la chapelle. Il réunit les fonds nécessaires pour construire en 1853 un clocher néo-gothique accolé à la chapelle romane ; celui-ci deviendra la tour sud de la basilique actuelle.
En effet, étape par étape, la nef, le transept, puis le clocher nord très ouvragé, enfin le chœur et sa crypte remplacent la chapelle romane pour offrir à Notre-Dame et à ses pèlerins la grande dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
Le chantier s'enrichit notamment avec les vitraux posés en 1881, tout comme le maître-autel, ou encore le grand orgue caché au premier étage de la tour nord en 1886.
Marie est présente partout dans la Basilique : vous la découvrirez en de multiples détails.
Vous pouvez maintenant vous déplacer à l’extérieur vers le portail central et observer le tympan du Portail Ouest qui relate les péripéties de la statue de Notre-Dame de la Délivrande.
A noter que comme la plupart des églises, la Basilique est orientée de l’ouest vers l’est, c’est-à-dire vers le Christ Soleil Levant.
LE TYMPAN du PORTAIL OUEST
Vous êtes devant le tympan ouest. Sur la partie inférieure, à droite, observez l’idole païenne brisée par une bête sauvage, sur le lieu même où Regnobert, douzième évêque de Bayeux vers le VIIème siècle, installe une statue de la Vierge Marie. C’est le début de la christianisation de la Normandie. Une foule nombreuse se presse pour vénérer la Mère de Dieu. 1
A l’étage supérieur de ce tympan, plusieurs siècles ont passé : les invasions des Vikings d’abord, au milieu du 9ème siècle ; la statue de Notre Dame a été enterrée, cachée très profond. Voici qu’un mouton la retrouve fin 11ème siècle sur les terres du comte Baudouin de Reviers ; la statue est portée en grande pompe à l’église de Douvres, non loin de la baronnie … mais la statue revient miraculeusement sur le lieu même où le mouton l’a trouvée. Une petite chapelle romane est alors édifiée : vous en voyez la porte, en haut à droite, étrangement semblable au portail devant lequel vous vous trouvez.
Déplacez-vous sur votre gauche vers le LE TYMPAN DU PORTAIL NORD
qui vous conte l’histoire de la Communauté religieuse Notre-Dame de Fidélité.
Faites attention aux voitures, positionnez-vous de préférence sur le trottoir en face.
Vous êtes devant le tympan du portail nord. Façonnées par Louis Fulconis en 1864, vous apercevez sur deux niveaux, deux scènes particulièrement chères aux religieuses de Notre Dame de Fidélité.
En bas, la scène de guérison d’Elisabeth de Jumilhac, sœur de Mère Sainte Marie, la fondatrice des Religieuses de la Vierge Fidèle.
Atteinte d’un mal incurable pour l’époque, Elisabeth est miraculeusement guérie le 3 avril 1826 pendant l’Eucharistie, par l’intercession de Notre Dame de la Délivrande. Elle se lève et va communier. Vous pouvez observer le prêtre qui célèbre, à droite, dos au peuple ; ainsi que de nombreux malades en attente de guérison.
En reconnaissance, Henriette et son père, le Comte d’ Osseville, décident la fondation du couvent des Sœurs de la Vierge Fidèle. Religieuses et Pères Missionnaires nouvellement fondés observent attentivement l’avancement du chantier. Cette scène est décrite sur la partie haute du tympan.
Revenez sur le parvis pour observer LE TYMPAN PORTAIL SUD
qui relate le miracle de Notre-Dame de la Délivrande
Vous êtes devant le tympan sud sculpté lui aussi par Louis Fulconis en 1864.
En 1832, une grande épidémie de choléra se déclare dans toute l’Europe et sévit notamment à Douvres la Délivrande.
En quelques jours on dénombre une centaine de décès.
Les habitants pris de panique fuient les maisons, et malgré le dévouement des médecins, des prêtres, des religieuses, il est impossible de secourir tous les malades. Mgr Dancel, évêque de Bayeux, autorise le clergé à sortir la statue miraculeuse de Notre-Dame de la Délivrande et une grande procession s’organise dès le lendemain, jour de 15 août, fête de l’Assomption.
D’après tous les témoins, et particulièrement le Dr Liégeard : « L’épidémie s’arrêta presque tout à coup après la procession. On ne déplora plus aucun décès dû au choléra. »
Le souvenir de ce miracle reste gravé dans les mémoires autant que dans la pierre. Vous apercevez ci-dessus cette grande procession, l’ange de Dieu dans les hauteurs veillant sur les uns et les autres.
« Béni soit Dieu, béni soit son Saint Nom !»
L’action de grâces se poursuivra par la construction de la basilique dans les décennies qui suivent.
Rentrons dans la Basilique : 3ème chapelle, datant du XIXème siècle, la seconde datant du début XIIème siècle et la première ayant été construite au VIIème siècle. De l’entrée, vous découvrez le vaisseau de la basilique, érigée en style néo-gothique normand et éclairée de belles verrières très colorées.
LES STATUES DE LA CHAPELLE ROMANE
De la chapelle romane, il reste, au fond de la nef, de chaque côté du portail central, les statues de Sainte Anne et la Vierge enfant et de Saint Joseph avec l'Enfant Jésus.
Elles datent de 1735. Ces statues, d’environ deux mètres de haut, sont de belle facture dans le style des architectes et sculpteurs caennais.
Il est impossible qu’elles soient de la main de Guillaume Brodon mort en 1720, elles sont peut-être d’un membre de sa famille ou d’un sculpteur de son atelier.
Lors de la construction de l’édifice actuel, elles furent remplacées dans les chapelles Sainte- Anne et Saint- Joseph par des statues de Louis Fulconis et alors installées à l'intersection de la nef et du transept puis reléguées, en 1934, au fond de la nef.
De la chapelle romane du XIIe siècle, il reste également deux arcs de pierre provenant de l’intérieur du chœur. Remontés contre le mur de la propriété des Pères de la Délivrande ils sont visibles au carrefour de l’avenue de la basilique
LES PLAQUES COMMEMORATIVES
A noter sur le mur du fond de la nef deux plaques de marbre blanc rappellent, l'une le couronnement de 1872 et l'autre la consécration de la chapelle élevée au rang de basilique en 1895.
Maintenant commencez à remonter l’allée centrale pour observer :
LES VITRAUX DE LA NEF
Dans les chapelles, des vitraux qui évoquent les apparitions de la Vierge :
- à gauche : la Salette en 1846, au centre un vitrail dédié au Sacré-Cœur, puis Lourdes en 1858.
- à droite : la Médaille Miraculeuse en 1830, Pontmain en 1871 et Fatima en 1917.
Puis les fenêtres hautes qui évoquent les vocables parfois attribués à Marie :
- à gauche : Notre-Dame des Blés, Notre-Dame des Neiges, Notre-Dame du Bel- Amour et des flots. Nous sommes au nord et les couleurs dominantes y sont le bleu et le vert, des tons froids pour laisser passer la lumière.
- à droite : Notre-Dame des Volcans, Notre-Dame de la Clarté, Notre-Dame de la Paix et Notre-Dame de la Route avec des couleurs chaudes des rouges et des jaunes pour ralentir la lumière puisque nous sommes au sud. Il y a donc une recherche certaine de l’équilibre de l’intensité lumineuse.
Ces vitraux ont été réalisés dans les années 60 par les maîtres verriers Lecompte de Caen et Rollo de Angers d’après des dessins du peintre Devoucoux.
LA ROSACE DU PORTAIL CENTRAL
La rosace du Portail Central a été réalisée en 1954 par le maître verrier Georges Sagot. Elle s’étire autour de la représentation de Notre-Dame de la Délivrande.
Vous voyez deux cercles autour de Notre-Dame :
- dans le plus proche de la Vierge sont représentés les signes du Zodiaque.
- dans le plus grand, les 12 médaillons relatent les scènes de la vie rurale au long des mois de l’année, Marie faisant ainsi partie intégrante de la vie de tous les jours.
Prenons l’image d’une horloge, par exemple :
. à 2 h 00, mars est le mois du jardinage,
. à 6 h 00, juillet est le mois des moissons,
. à 8 h 00, septembre est le mois de la cueillette des pommes.
Ces représentations sont traitées avec un peu de fantaisie à la manière des maîtres verriers du Moyen-Age.
Maintenant , observez LA NEF ET LES CHAPELLES
La nef de quatre travées a été conçue pour les pèlerinages fréquents et simultanés.
Elle est couverte de voutes d’ogives sur plan barlong et présente deux partis architecturaux qui répondent l’un et l’autre au caractère de la basilique.
Six chapelles séparées mais ouvertes où plusieurs prêtres peuvent célébrer en même temps expliquent l’absence de bas-côtés. Ce n’est qu’à une date récente que l’on a appliqué des passages entre les chapelles.
Les six autels sont de style néogothique et la statue du Sacré-Cœur est probablement due au ciseau du sculpteur Louis Fulconis.
LE CHEMIN DE CROIX DU XXème de Joseph AUBERT
Placez-vous dans la chapelle du milieu à droite dont les vitraux évoquent Pontmain et regardez la station « Jésus meurt sur la croix »
En 1920, le chanoine Lelièvre commande les quatorze stations du Chemin de Croix à un artiste renommé pour ses œuvres religieuses et notamment pour sa nouvelle vision des scènes du Nouveau Testament.
Joseph Aubert a vécu dans la seconde moitié du XIXème siècle et le début du XXème.
Son Chemin de Croix a été réalisé en atelier pendant 18 mois, exposé au Salon des Artistes français, puis mis en place et béni en août 1922.
Ces quatorze stations sont des toiles marouflées, c’est-à-dire collées sur la pierre. Elles épousent la forme ogivale des bas- côtés des chapelles de la nef.
Obsédé par le souci de l’exactitude, Joseph Aubert a effectué trois voyages en Palestine afin de mieux saisir la lumière et les couleurs, les paysages, les visages, les costumes et les expressions des habitants du Moyen Orient.
Les quatorze scènes, bien que se détachant sur un fond or (référence aux primitifs du Moyen Age) sont peintes dans une gamme volontairement terne et limitée.
Les rares éléments du décor sont choisis avec soin : les arbres et les plantes du pays, l’architecture blanche du monde judéo-arabe, des maisons carrées et des étages à terrasse et les hautes arcades des murs de Jérusalem.
Ce Chemin de Croix peut illustrer la Passion selon Saint- Jean : « Ma vie, nul ne la prend mais c’est moi qui la donne. »
LES STATUES DE SAINT-JEAN EUDES et SAINTE-THERESE
A la croisée de la nef et du transept les statues de deux pèlerins célèbres : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et Saint Jean Eudes sont dues au ciseau du sculpteur Georges Serraz (1934).
Ces deux statues de pierre martelées sont assez marquées par le style de l’époque et s’intègrent difficilement dans la basilique. Les attitudes des deux saints sont à la fois simplifiées et affectées.
LES EX-VOTO
Comme tous les sanctuaires la basilique abrite de nombreux ex-voto.
Le plus ancien : les chaînes d’un prisonnier exposées dans la chapelle Sainte Anne.
Il s’agit de deux paires de bracelets de fer, l’une pour les poignets, l’autre pour les chevilles.
Elles font penser à un miracle qui aurait eu lieu au XVIe siècle : un marchand normand avait été capturé en mer par les Turcs et réduit en esclavage ; ayant invoqué Notre-Dame de la Délivrande, il fût délivré de ses chaînes.
Il est impossible de certifier qu’il s’agit bien de ces chaînes là.
Dans les chapelles de côté, deux maquettes de bateaux, dont l’une offerte par des marins pêcheurs de Port en Bessin qui avaient échappé à un naufrage.
Dans le chœur, au-dessus des stalles six écussons portent les médailles offertes par des militaires.
Des cœurs de métal doré ou argenté, contenant une banderole de papier où est inscrite une date de pèlerinage, se trouvent dans les chapelles du transept, notamment sur le mur nord de la chapelle Sainte Anne.
Ils ont été offerts par des fidèles ayant obtenu une guérison ou une faveur.
Enfin le plus grand nombre des ex-voto est constitué de plaques gravées dont certaines revêtent une importance particulière : le soupir du Père Saulet, les grandes dates du pèlerinage…
L’AUTEL CENTRAL CONTEMPORAIN ET LES AUTELS DES CHAPELLES
L’autel central actuel, dédicacé le 5 janvier 2011, remplace celui qui avait été installé après le concile Vatican II.
Il renferme les reliques de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, de ses parents Louis et Zélie Martin et de Saint Jean-Eudes.
Laurent Depierre, architecte, a conçu ce projet d’autel et d’ambon dans le même matériau que la basilique, la pierre de Caen.
Messieurs Conraud et Doye ont sculpté l’ensemble et Madame Zabel y a appliqué les dorures.
Une nouvelle estrade a été réalisée pour ne faire qu’un espace liturgique intégrant le lieu de la Parole, le lieu de l’Eucharistie et le lieu de Présidence.
Les autels des chapelles Sainte Anne et Saint Joseph sont, comme le bâtiment, de style néogothique. Le tombeau est situé sous un baldaquin en ogive à toit triangulaire, entouré d’ogives plus étroites.
Les statues et les bas-reliefs représentent la Présentation de la Vierge au Temple, le Pape Léon XIII instaurant le culte du Saint Rosaire, la mort de Saint Joseph et le Pape Pie IX déclarant Saint Joseph patron de l’Eglise universelle ; elles sont également du sculpteur Louis Fulconis.
LES VITRAUX ANCIENS, LES 2 TABLEAUX L’HYMNE à NOTRE-DAME de DANIEL HUET
Les vitraux de la basilique furent exécutés à l'origine par les maîtres verriers Gzell-Laurent de Paris et posés en août 1881.
En juin 1944, tous ces vitraux ont été détruits, à l'exception de deux qui se trouvent dans les fenêtres hautes de la chapelle Saint-Joseph où se trouve le petit orgue : ils représentent Saint Augustin et Saint Cyrille.
La basilique conserve aussi deux grandes peintures, copies du XIXème siècle, et qui proviennent probablement de l'ancienne chapelle. « Le Couronnement d'épines », d'après le Titien, se trouve dans la chapelle Sainte-Anne en face de vous, et « l'Immaculée Conception », d'après Murillo, dans la chapelle où vous êtes.
LA ROSACE DE LA CHAPELLE DE MARIE (TRANSEPT NORD)
En face de vous, là où sont proposées les bougies, observez la rosace.
En partie basse vous observez la détresse des hommes et les maux dont souffre l’humanité aux prises avec le péché et les épreuves (guerres, accidents, maladies).
Le serpent en est le symbole.
Au niveau supérieur des fenêtres, les deux cœurs rappellent l’œuvre d’Amour du Christ « au cœur transpercé » pour la libération de nos péchés et l’Amour de Marie dont « un glaive a transpercé l’âme ». Ils rayonnent sur un peuple de fidèles et terrassent le serpent.
Dans la rosace, en hauteur, l’inscription « Virgo Liberatrix » : la Vierge qui délivre se détache dans la gloire du ciel.
C’est de là que la Vierge Marie, en lumière, exerce ses bienfaits de grâce et libère l’humanité de ses entraves : regardez les rayons répandus sur les hommes en prière.
Elle est notre refuge et nous plaçons en Elle notre Espérance.
Cette rosace a été posée en 1980 par le maître-verrier Rollo d’Angers.
Dirigez-vous vers la chapelle en face tout en passant devant la statue de Sainte-Thérèse et en admirant en fenêtre haute le vitrail de Notre-Dame, Etoile de la Mer, protectrice des marins.
LA ROSACE DE LA CHAPELLE SAINT JOSEPH (TRANSEPT SUD)
Vous pouvez vous asseoir et observer cette rosace posée en 1975 par le maître-verrier Lecompte de Caen.
Elle est une belle illustration du titre « Marie, Mère de l’Eglise » proclamé par le Pape Paul VI dans la mouvance du Concile de Vatican II.
Au centre de la rosace, le nom de Marie se détache bien. Au dessus, la colombe symbolise l’Esprit-Saint, au-dessous la croix symbolise le Christ Sauveur.
Ainsi se trouve bien mise en valeur la place éminente de Marie dans l’histoire : elle a été choisie par l’Esprit-Saint pour rendre possible la venue du Christ.
Au-dessous de la rosace, les fenêtres étroites rappellent les trois aspects de la vie
chrétienne :
- au milieu en haut, l’Hostie et le Calice pour la sanctification des baptisés,
- puis les deux hémisphères pour l’évangélisation du monde,
- enfin, l’Eglise, institution voulue par le Christ avec les clés de Saint-Pierre.
Notre-Dame règne sur la Création toute entière : plus bas, se côtoient les oiseaux, les poissons, les végétaux, puis les champs et les usines, puis les petits villages et les immeubles, enfin les moyens de communication sur terre, sur mer et dans le ciel.
A la base, cherchez la silhouette de la Basilique et les pèlerins qui trouvent le chemin de la prière et de la confiance.
LA STATUE DE MARIE
Placez-vous maintenant devant la statue de Marie au pied de l’estrade.
Beaucoup de pèlerins célèbres ou non se sont approchés de la statue, à l’origine de nombreux miracles.
Les fidèles affluent toujours : elle est le support de leurs prières.
Cette statue de 1580 remplace celle du Moyen-Age détruite lors des guerres de religions.
En pierre polychrome, elle est habillée d’une robe et d’un manteau que l’on change au rythme des temps liturgiques. Ce manteau, sous lequel les pèlerins se réfugient symbolise la Miséricorde.
Depuis une décision du Pape Pie IX en 1872 elle porte une couronne.
Vous vous posez certainement la question : pourquoi une Vierge Noire ?
Il semblerait que la statue originelle remplaçait une divinité païenne, divinité noire, d’origine égyptienne et importée par des légionnaires romains.
Une autre explication vient tout simplement du fait que la statue a été retrouvée au XIème siècle après avoir passé 200 ans sous terre.
Vous pouvez déposer dans la petite niche sous la statue vos intentions de prières.
Elles seront offertes à Marie au cours de la Messe du dimanche suivant.
LA NICHE DE LA STATUE DE LA VIERGE
Elle est constituée d’une partie inférieure, sculptée dans du marbre de Carrare par Bisson, artiste parisien.
L’Eglise souffrante y est représentée par les âmes du Purgatoire aux prises avec les flammes.
La partie supérieure travaillée dans la pierre calcaire par Louis Fulconis se compose de trois clochetons décorés de personnages sculptés :
- tout en haut : l’Archange Gabriel,
- en dessous : 16 anges
Puis les tours latérales divisées en trois étages, et où sont représentés :
- en partie haute les Saints, douze de chaque côté, c’est l’Eglise triomphante,
- en zone médiane tous les acteurs de l’Eglise militante : pape, cardinaux, évêques, prêtres, etc….
- enfin à l’étage inférieur retrouvez les différentes catégories de pèlerins venus se confier à la Vierge : roi, soldat, cultivateur, religieux, marin, etc…..
Prenez le temps de bien les regarder, vous pouvez vous identifier…
- puis à la base l’Eglise souffrante, celle du Purgatoire.
LES ROBES ET MANTEAUX DE LA STATUE DE LA VIERGE
Depuis le début du XVIIème siècle, la statue est revêtue d’une robe et d’un manteau.
Cette coutume marque le signe de la vénération des fidèles qui viennent invoquer la Miséricorde divine par l’intercession de Marie.
Le sanctuaire possède 37 parures, la plus ancienne datant de 1872 : c’est la robe du Couronnement en drap d’or rebrodée de fils d’or, décorée de lys et de roses, confectionnée à Paris par la maison Poussielgue.
Dans la collection très riche, on remarque une parure de deuil en velours bleu foncé ornée de dentelle blanche.
La statue en est revêtue le Vendredi Saint et lors des obsèques des Pères de la Délivrande. Marie partage ainsi la peine de ses enfants.
La dernière parure a été offerte en 2018 en reconnaissance à Marie.
Déplacez-vous vers le chœur
LES STALLES
Les trente- quatre stalles de chêne ont été réalisées dans les ateliers de Charles Jacquier à Caen et posées en 1885.
Chaque stalle est construite sur deux niveaux.
Le principal intérêt de ces stalles réside dans leur ornementation ; conformément à la tradition, elle n'est pas d'inspiration religieuse, mais profane.
Très finement sculptée, elle offre une grande variété ornementale: fleurs et feuillages, animaux, êtres humains...
D'autres éléments, pour ainsi dire historiés, sont les miséricordes, qui ne se découvrent qu'en relevant les sièges.
Les sept premières à partir de la gauche représentent les sept péchés capitaux : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse.
Essayez de les identifier. Ils nous interpellent sur la cohérence entre notre vie marquée par le péché et notre vie spirituelle.
LES ANGES
Les anges de la grille de communion, hauts d'environ un mètre, sont probablement issus de l'atelier du sculpteur Fulconis.
LE MAITRE-AUTEL du XIXème SIECLE
Il fut présenté à l'Exposition Universelle de Paris en 1878, et c'est en 1881 qu'il fut placé dans la chapelle de la Délivrande.
L'ensemble a été réalisé en marbres de différentes couleurs et décoré d'éléments de bronze doré.
Le devant du tombeau est partagé par des colonnes de marbre rouge en trois parties inégales qui reçoivent trois bas reliefs sculptés dans le marbre blanc de Carrare.
Au centre, à l'étage supérieur est édifié un ciborium qui abrite le tabernacle dont la signification remonte à l’Ancien Testament, où Dieu est au milieu de Son peuple.
Pour les catholiques, dans cette sorte d’armoire, il y a l’Hostie consacrée, Présence de Jésus qui se poursuit après la Messe. Les deux statues et les quatre bas-reliefs sont l’œuvre du sculpteur Louis Fulconis
Ce superbe maître-autel a été érigé sur trois degrés de marbre rouge du Languedoc. Une incertitude demeure sur sa paternité; mais le tabernacle et la garniture d'autel sont l'œuvre des ateliers Trioullier, maître orfèvre à Paris.
LES VITRAUX DU CHŒUR ET DU SANCTUAIRE
Ces vitraux datent de 1950, remplaçant ceux d’origine qui ont été soufflés par les bombardements en 1944.
Georges Sagot, maître-verrier de Bayeux les a réalisés.
Il leur donne une dominante bleue complétée par des violets roses et rouges. Chaque vitrail est constitué de trois plans superposés en allant du bas vers le haut.
Ils racontent l’histoire de Marie et donc de Jésus.
Par exemple :
- dans la première fenêtre double à droite : la jeunesse de Marie avec en bas sa naissance et son mariage.
- dans la première fenêtre double à gauche : la maternité de Marie = la naissance de Jésus suivie au-dessus de l’adoration des bergers puis des Mages.
- dans la seconde fenêtre double à droite : l’Enfance de Jésus avec la présentation de Jésus au Temple, le massacre des Innocents et la fuite en Egypte.
- dans les fenêtres simples :
De part et d’autre les deux fenêtres concernent la Délivrande :
Des vitraux revenons au pavage du Sanctuaire
LE PAVAGE DU SANCTUAIRE
Le pavage du sanctuaire est sans doute un travail italien : il est en marbre blanc de Carrare, avec des motifs incrustés de couleurs à base de poussières de marbres.
Observons-le :
- déplacez-vous près de l’ange pour observer au centre derrière l’autel de semaine : le pélican qui nourrit ses petits avec son propre sang, c’est le symbole de l’Eucharistie il est entouré d’une rosace de fleurs stylisées et d’une inscription en latin : « Redemisti nos Domine in sanguine tuo » ( « Tu nous as rachetés Seigneur par ton Sang ») phrase répétée quatre fois.
- aux quatre angles, les symboles des quatre évangélistes : l’homme pour Saint- Mathieu, le lion pour Saint- Marc, et de l’autre côté l’aigle pour Saint-Jean, le bœuf pour Saint-Luc. Il s’agit des quatre symboles inspirés des « quatre vivants » du livre de l’Apocalypse.
- le tout est ponctué de chimères, de dragons et est encadré d’une large bande à
motifs stylisés très colorée.
Ce pavage, qui autrefois, n’était découvert qu’au moment des grandes fêtes, est de style néo-gothique. Il constitue une œuvre remarquable de par la simplicité, l’élégance et l’harmonie de ses lignes.
LES INSIGNES DE LA BASILIQUE
De part et d’autre du maître-autel, les insignes de la Basilique sont le beffroi, le pavillon et la bannière.
Le beffroi, fixé à droite du maître-autel se caractérise par :
- le tintinabulum, cloche destinée à avertir les piétons du passage de la procession, et à rythmer les chants, voilà pourquoi le beffroi est en tête de procession lors des Fêtes du Couronnement.
Le pavillon est en seconde position : il rappelle le titre de basilique mineure accordé par le Pape au sanctuaire de la Délivrande :
- c’est une sorte de parasol à bandes de soie jaunes et rouges, anciennes couleurs du
Vatican. Une basilique foemalise vraiment un lien de communion avec le Pape.
La bannière est en troisième position :
Ensuite viennent la croix de procession devant le clergé, le char de la Vierge et les fidèles.
LE COURONNEMENT DE LA STATUE DE NOTRE-DAME DE LA DELIVRANDE
Suite au couronnement de la statue de Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge à la Martinique, l’évêque de Bayeux, Monseigneur Hugonin demande au Pape Pie IX de couronner la statue de la Délivrande, demande qui est satisfaite en 1870.
Le chapelain, le Père Picot, fait alors réaliser un manteau et une robe de drap d’or par la maison Poussielgue. Puis, à partir des bijoux offerts par les fidèles normands, il fait préparer les deux couronnes pour la Vierge et l’Enfant par des orfèvres parisiens.
Le 22 août 1872, en plein air, sur la place devant la chapelle, à la fin de la messe, le légat du Pape, le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, assisté de cinq évêques, pose les couronnes sur les têtes de l’Enfant Jésus et de la Vierge Marie.
Chaque année, le samedi qui suit le 15 août, nous célébrons cet évènement lors des Fêtes du Couronnement
LE RAYONNEMENT DE LA BASILIQUE
Revenons dans la chapelle Sainte-Anne au transept nord pour observer la plaque qui commémore le soupir du Père Saulet : lisez – le.
Et retrouvez les étapes de l’histoire de cet édifice au XIXème siècle :
- 1823 : Mgr Brault, évêque de Baueyx confie aux missionnaires diocésains la chapelle et le pèlerinage,
- 1854-1877 : reconstruction de la chapelle,
- 22 août 1872 : couronnement de la statue,
- 3 avril 1826 : guérison de Madame de Jumilhac,
- 1831 : fondation du couvent de la Vierge Fidèle,
- 15 août 1832 : cessation de l’épidémie de choléra.
Et notez les premières fondations du rayonnement de Notre-Dame de la Délivrande dans le monde :
- le plus ancien est fondé à l’île Maurice dans l’Océan Indien en 1843,
- dix ans plus tard, un ancien chapelain de la Délivrande, devenu évêque de la Martinique ouvre un sanctuaire au Morne-Rouge au pied de la Montagne Pelée où la statue est couronnée en 1869, trois ans avant celle de la Délivrande !
- Notre-Dame de la Délivrande est aussi priée à Tiputa aux îles Tuamotu en Polynésie Française. Mais lors d’un terrible cyclone la statue est détruite mais aucune victime n’est à déplorer. Aussi en reconnaissance un cœur de nacre accroché au cou de la statue sera offert à la Délivrande.
- le sanctuaire national du Sénégal à Poponguine au sud de Dakar,est dédié en
l’honneur de Notre-Dame de la Délivrande ; l’église qui abrite sa statue devient basilique lors du voyage du Pape Jean-Paul II en 1992. C’est un lieu de pèlerinage important pour les catholiques qui y retrouvent aussi beaucoup de musulmans.
- d’autres lieux sont aussi placés sous le patronage de Notre-Dame de la Délivrande, comme à Tsuruoka au nord-ouest du Japon, chez les Inuits dans le Grand Nord Canadien, à Maripasoula en Guyane Française, et en Afrique à Kindia et Fria en Guinée et à Kikwit au Zaïre.
C’est ainsi que la notoriété de cette nouvelle chapelle terminée en 1886 lui vaut la reconnaissance officielle par Rome de son importance spirituelle avec la décision prise par le Pape Léon XIII le 22 août 1895 de l’élever au rang de Basilique.
GLOSSAIRE
Pèlerinage marial :
Démarche personnelle ou collective que font les fidèles vers un lieu saint où est vénérée la Vierge Marie pour des motivations religieuses et dans un esprit de foi.
Regnobert :
12ème évêque de Bayeux qui au VIIème siècle a converti les Saxons d’où son surnom de second apôtre du Bessin. Il est à l’origine de la chapelle de la Délivrande.
Evêque :
Un évêque est nommé par le Pape pour conduire un diocèse, il est donc le signe de l’unité de l’Eglise locale. Il est le successeur des apôtres qui avaient reçu leurs fonctions du Christ : enseigner, baptiser, célébrer l’Eucharistie, rassembler et conduire.
Les Pères Missionnaires de la Délivrande :
Vers 1820 des prêtres du diocèse forment un groupe de missionnaires pour ranimer la ferveur chrétienne dans les paroisses du Diocèse.
En 1824 ils sont chargés par l’évêque de Bayeux du service du Pèlerinage à la Délivrande et l’un d’eux le Père Louis Saulet, originaire de Creully, devient supérieur des Pères Missionnaires de la Délivrande.
Depuis cet instant, les Missionnaires ont alors exercé de nombreuses activités : vie du pèlerinage, service des paroisses voisines, aumônerie des Communautés, enseignement au Collège de la Maîtrise, mission dans les paroisses du diocèse.
Tympan :
Une des parties au-dessus du portail d’une église, comprise entre le linteau et un arc en plein-cintre ou brisé.
Il est fréquemment surmonté par des arcs appelés archivoltes. Le tympan est souvent sculpté pour présenter un bas-relief.
Congrégation Notre-Dame de Fidélité :
La Congrégation de la Vierge Fidèle a été fondée par Henriette Le Forestier d’Osseville – Mère Sainte-Marie - le 26 février 1831 .
A l’origine, la mission de la Congrégation était l’éducation des orphelines, puis elle s’est étendue aux enfants et jeunes de toutes origines à travers les établissements scolaires. Depuis 1971 elle porte le nom de Congrégation de Notre-Dame de Fidélité.
Et elle est présente en France, en Belgique, en Angleterre, en Italie et en Inde et elle a des liens très forts avec la Guinée et au Burkina Faso.
Louis Fulconis :
C’est un sculpteur français qui a vécu au XIXème siècle entre 1818 et 1873.
Il est l’auteur de statues en plâtre, en marbre, en bronze et en pierre qui orne nt de nombreuses églises en France.
Ici, à la Délivrande il a réalisé les trois tympans de la Basilique et les deux statues de Sainte-Anne et Saint-Joseph dans les transepts.
Miracle :
Fait extraordinaire et suscitant l’admiration en dehors du cours habituel des choses.
Manifestation de la puissance et de l’intervention de Dieu qui apporte une révélation de sa présence et de la liberté dont il use pour accomplir ses desseins.
La Bible désigne les miracles en termes de puissance (Ex 9 ; 16), de prodiges (Rom 1 ; 19-20), de guérison (Jn 9 ; 1-41) et de signes (Jn 3 ; 2).
Le miracle n’a pas son but en soi, il dirige nos regards plus loin en révélant la présence immédiate de Dieu. Le miracle n’est pas explicable scientifiquement.
La Chapelle Romane :
De la chapelle romane du XIIe siècle, il reste également deux arcs de pierre provenant de l’intérieur du chœur. Remontés contre le mur de la propriété des Pères de la Délivrande ils sont visibles au carrefour de l’avenue de la basilique.
Sainte-Anne :
Sainte Anne est la mère de la Vierge Marie.
On la prie pour qu’elle intercède auprès de Marie sa fille et de Jésus son petit-fils.
Saint-Joseph :
Joseph est un descendant lointain d’Abraham et du roi David.
En épousant Marie, il accepte l’enfant qu’elle porte. Il devient le Père nourricier de Jésus qui de ce fait appartient à la lignée de David.
Il se fête le 19 mars, on le prie pour des soucis de famille, de travail, de santé, on implore son soutien pour l’heure de la mort.
Signes du Zodiaque :
Ce sont les douze figures astrologiques également appelées signes solaires qui « définissent » nos comportements.
Ils sont classés en quatre grands éléments : le feu, la terre, l’air et l’eau.
Nef :
Du latin navis : « navire », « bateau ». Partie des églises comprises entre le portail et le sanctuaire, habituellement réservée aux fidèles qui constituent l’assemblée liturgique.
Ce nom vient de ce que cette partie, souvent voûtée dans les églises anciennes, évoque la forme d’une coque de navire.
A cela s’ajoute le symbolisme de l’Eglise, bateau gouverné par Pierre et ses successeurs, au milieu des tempêtes de ce monde.
La Salette 1846 :
Dans un village de l’Isère deux enfants bergers ont rencontré « une belle dame en pleurs » Elle leur confie un message de conversion pour tout le peuple Chrétien.
Lourdes 1858 :
Dans une grotte baignant dans le Gave, la Vierge Marie apparait 18 fois à Bernadette âgée de 14 ans. Il y eut ensuite de nombreuses guérisons miraculeuses.
Paris 1830 : la médaille miraculeuse :
La Vierge apparait à une jeune novice, Catherine dans une chapelle de la rue du Bac.
Sur ses conseils, une médaille sera frappée apportant grâces et parfois miracles à celles et ceux qui la porteront avec foi et ferveur.
Pontmain (Mayenne) 1871 :
La Vierge Marie apparait à 4 enfants du village et leur offre sa sainte protection.
Les Prussiens devant Laval rebroussent chemin et les 38 jeunes de Pontmain, mobilisés rentreront sains et saufs.
Fatima (Portugal) 1917 :
Marie apparait à 6 reprises devant 3 petits bergers.
Elle demande la construction d’une chapelle et la conversion des pêcheurs.
Elle annonce également la fin proche de la guerre puis délivre 3 secrets aux enfants : une vision de l’enfer, la consécration de la Russie et sa conversion, la vision apocalyptique et la prévision de l’attentat de Jean-Paul II.
Maître-verrier :
Métier d'art exercé par un artisan d'art ou un artiste, chargé de fabriquer ou restaurer des objets décoratifs en verre (vitrail, figurines, sculptures) ou utilitaires (arts de la table).
Il travaille sur base d’idées personnelles ou de modèles (dessin, plan à échelle réduite).
Il sélectionne la matière et l’outillage, compte tenu des caractéristiques techniques des matériaux (composition, point de fusion).
Il transforme la matière de base par le découpage, la mise en forme, le façonnage ou l’assemblage.
Nef :
Du latin navis : « navire », « bateau ».
Partie des églises comprises entre le portail et le sanctuaire, habituellement réservée aux fidèles qui constituent l’assemblée liturgique.
Ce nom vient de ce que cette partie, souvent voûtée dans les églises anciennes, évoque la forme d’une coque de navire.
A cela s’ajoute le symbolisme de l’Église, bateau gouverné par Pierre et ses successeurs, au milieu des tempêtes de ce monde.
Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus :
Marie Françoise Thérèse Martin née à Alençon le 2 janvier 1873, décédée à Lisieux le 30 septembre 1897 à l’âge de 24 ans. Elle promet de faire tomber sur la terre « une pluie de roses » et de passer son ciel à faire du bien sur terre.
Elle est venue en pèlerinage à la Délivrande avec son père et sa sœur Céline avant de partir pour Rome demander au pape l’autorisation d’entrer au Carmel avant l’âge requis.
Elle entrera au Carmel, à quinze ans, le 9 avril 1888.
Ses publications posthumes dont « Histoire d’une âme » en font l’une des plus grandes saintes du XIX siècle. Elle a été canonisée en 1925 puis proclamée patronne des missions et docteur de l’Eglise en 1997.
Elle propose de rechercher la sainteté dans les actes du quotidien, même les plus insignifiants, à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu.
Saint-Jean-Eudes :
Saint Jean Eudes né à Ri dans l’Orne le 14 novembre 1601, décédé à Caen le 19 août 1680.
Il entre en 1623 chez les Oratoriens où il sera ordonné prêtre en 1625.
Après être venu, dans la nuit du 24 mars 1643, en pèlerinage auprès de Notre Dame de la Délivrande, il quitte les Oratoriens pour fonder la congrégation de Jésus et Marie appelée maintenant « Eudistes ».
Il fût un grand prédicateur, très préoccupé de la formation des prêtres, il est à l’origine de plusieurs séminaires.
Il développera une pensée spirituelle originale centrée sur la doctrine du Cœur. Le Cœur de Jésus source intarissable d’amour et de vie et le Cœur de Marie indissociable du Cœur de Jésus.
Il est canonisé par le Pape Pie XI en 1925.
Ex - votos :
Issu de l’expression « ex voto suscepto » signifiant « en conséquence d’un vœu ».
Un ex-voto est une offrande faite à Dieu en demande ou en remerciement d’une grâce.
Ces offrandes peuvent prendre multiples formes selon les régions et les grâces demandées ou obtenues : statuettes, tableaux, médailles militaires, maquettes de bateaux…
L’autel de la liturgie :
Du latin « altare » qui veut dire « élévé ». Originellement, l’autel est le haut-lieu servant de point de jonction entre Dieu et le monde.
Il rappelle la table du dernier repas de Jésus avec ses apôtres.
Il est le lieu autour duquel les chrétiens se rassemblent pour célébrer l’Eucharistie présidée par le prêtre.
Reliques :
Du latin « reliquiae » : « restes ».
Les reliques sont les restes d’un saint (éléments corporels, objets lui ayant appartenu).
Elles sont l’objet d’une grande vénération.
Le culte rendu aux reliques est un culte de respect et non d’adoration réservé à Dieu seul.
Ambon :
Podium ou pupitre surélevé, placé à l’entrée du chœur d’une église.
De l’ambon est proclamée la Parole de Dieu.
Il est aussi utilisé pour la prédication (lors de l'homélie).
Dans l’Antiquité, l’ambon était déjà le lieu de la Parole, réservé aux lecteurs et aux chantres.
L’évêque et les prêtres jouissaient de la liberté de s’adresser au peuple du haut de l’ambon, ou bien à partir des marches de l’autel, ou bien encore de l’emplacement, surélevé lui aussi, Grille destinée à l'appui des fidèles lors de la distribution de la Communion, généralement ouvragée et en fer forgé.de leur siège.
Tout ceci reste vrai à l’heure actuelle
Transept :
Nef transversale coupant la nef principale donnant ainsi la forme d’une croix latine. Plan le plus fréquent des églises occidentales.
Chœur :
Partie de l’église qui précède immédiatement le sanctuaire où se trouve l’autel.
Cette disposition est celle de la plupart des églises occidentales, mais dans les anciennes basiliques, le chœur était disposé en couronne au fond de l’édifice, de part et d’autre de la cathèdre épiscopale : là se plaçait la couronne des prêtres entourant l’évêque.
Placé en avant de l’autel, le chœur ne peut guère avoir la forme d’un cercle ; c’est pourquoi les rangs des stalles des cathédrales et des abbayes sont, le plus souvent, parallèles : les deux parties du chœur se font face ; les chantres, quand ils sont groupés en schola, retrouvent spontanément la disposition en couronne, si naturelle pour le chant.
Stalles :
Sièges établis en rangées et liés les uns aux autres, le long des murs du chœur des églises, divisant Le clergé qui y prend place (moines ou chanoines par exemple) sont divisés en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions : ou bien assise ou bien debout (si le siège est relevé), avec appui sur une « miséricorde ».
Grille de communion :
Grille destinée à l'appui des fidèles lors de la distribution de la Communion, généralement ouvragée et en fer forgé.
Ateliers Trioullier :
Maîtres-orfèvres établis à paris au XIXe siècle, où travaillèrent notamment Charles-Eugène et Joseph Trioullier, ainsi que Hippolyte Charles.
Ils répondirent à de nombreuses commandes dans une France embellissant alors somptueusement ses églises.
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